Performance des véhicules de placement collectifs

Le numéro hors série de la «Prévoyance Professionnelle Suisse» 

Une fois par an (à fin février), les Editions EPAS publient un numéro hors série consacré à la performance des fondations d’investissement suisses. Ce numéro prend sur le vif le rendement des fondations d’investissement. Les chiffres de la performance sont regroupés par classes d’actifs. Un bref portrait-robot des différentes fondations d’investissement précède les comparaisons à proprement parler. Les résultats chiffrés sont étoffés de commentaires fouillés dont le lecteur tire une valeur ajoutée supplémentaire. Les tableaux, graphiques et informations de fond sur l’allocation des actifs permettent au lecteur de se faire une idée très complète de la fondation individuelle. Afin de faciliter les comparaisons, la performance et le risque des meilleurs fonds de placement sont également présentés et commentés. Au fil des ans, le « hors série performance » est devenu une lecture de chevet indispensable pour les caisses de pensions, les gérants de fortune et les consultants en tout genre.

 

Structuration

Les rendements sont publiés sur 1, 5, 10, 15 et 20 ans

Classes d’actifs représentées

  • Marché monétaire
  • Obligations suisses en francs
  • Obligations étrangères en francs
  • Obligations en monnaies étrangères
  • Obligations convertibles
  • Hypothèques
  • Actions suisses (valeurs principales et secondaires)
  • Actions étrangères (également par catégories régionales telles que Europe, Etats-Unis, Marchés émergents, etc.)
  • Private Equity
  • Immobilier suisse
  • Immobilier étranger
  • Catégories de placements mixtes  
 

Editorial 2012

Des phénomènes remarquables

La science peut expliquer les lumières polaires telles que celle de notre page de couverture captée par notre rédacteur Gregor Gubser. Mais pour celui ou celle qui observe le jeu diffus de lumière, de couleur et de nuit, ce spectacle insolite revêt un charme mystérieux qui ne souffre pas d’explication ordinaire.

Pour décrire ce qui se passe sur les marchés financiers depuis quelques années, des mots tels que «ordinaire» ou«insolite» ne suffisent plus. Nous nous contenterons donc de qualifier de remarquables les résultats des placements de l’année 2011. Avec les obligations suisses, on pouvait dégager des performances allant jusqu’à 12%. Grisaille en revanche pour les actions, à une remarquable exception près: les marchés américains des actions ont marqué le seul contrepoint dans un paysage d’une affligeante tristesse. En d’autres termes: la classe d’actifs la plus ennuyeuse a dégagé un feu d’artifice de performance alors que parmi les classes d’actifs plus risquées, l’ex- superpuissance américaine que l’on disait sur le déclin a décollé au nez et à la barbe de tous, à commencer par les marchés émergents si souvent portés aux nues.

Ce phénomène peut s’expliquer lui aussi, par les lois de l’économie financière plus que par les lois naturelles. Entre l’observateur de la lumière polaire et le responsable d’une caisse de pensions, le dénominateur commun est la surprise, mais la comparaison s’arrête là. Car si l’un est agréablement surpris, l’autre se serait sans doute passé des surprenants résultats de l’année de placement 2011. Certes, les institutions de prévoyance ultraconservatrices se seront réjouies de la rentabilité de leurs obligations. Mais les chances de voir les obligations crever le plafond des 10% en 2012 sont à peu près aussi bonnes que de voir des lumières polaires à Lucerne compte tenu de l’état actuel des taux. Et si les marchés des actions et les produits dérivés restent en veilleuse, il ne restera guère qu’une étoile immobilière pour mettre un peu de lumière dans le trou noir des placements.

 

 

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